Yves Mazin, président de la CNCGP
Au moment où le MidSommar s’impose comme un rendez-vous majeur, son président nous répond.
Un an après votre élection, quel premier bilan faites-vous sur les premières actions engagées ?
Je parlerais plus de point d’étape et des actions engagées pour répondre à nos trois ambitions. La première était la structuration de la CNCGP pour lui permettre de répondre aux exigences de demain, nous avons renforcé les équipes, recruté un responsable des services d’informations, un directeur de la communication et une directrice des affaires publiques. Le recrutement de Céline Finon répondait à cette volonté d’ancrer dans la durée nos relations avec les autorités de tutelle et notre écosystème et mieux faire connaître le métier du conseil à nos élus. Les résultats sont tangibles : Auditions à l’Assemblée nationale, amendement PER, … Enfin, toujours mieux aider nos adhérents avec des réponses pratiques c’est l’ambition de l’accompagnement 360. Le travail de recensement des besoins en interne est terminé, son lancement officiel aura lieu ce 16 juin.
Sur le marché on entend aujourd'hui beaucoup parler de produits structurés et d'assurance vie luxembourgeoise. Les clients des CGP ne manifesteraient-ils donc plus d'intérêt pour autre chose ?
Les conditions de marché ont offert des solutions plus attractives pour les produits structurés. L’assouplissement des règles de référencement a favorisé une distribution plus importante. Les rendements délivrés ou promesses réalisées rendent ces produits attractifs pour les clients. Mais, la juste pondération et l’accompagnement restent de mise.
Quant au Luxembourg, l’instabilité fiscale et politique créent des inquiétudes pour les épargnants et des interrogations sur l’opportunité d’investir son épargne sur l’assurance vie luxembourgeoise. En réalité, elle n’offre pas de protection supplémentaire à un résident fiscal français. L’attrait de ces contrats réside avant tout sur leur souplesse de gestion pour des patrimoines importants.
Pour autant, le marché de l’épargne en France reste dynamique et certaines classes d’actifs sont demandées : private equity, obligations, …
La période 2026-2029 promet d'être riche en évolutions réglementaires. Comment comptez-vous l'aborder ?
Je ne saurais dire si elle sera plus riche que sur les trois dernières années, mais elle apportera assurément son lot d’évolutions. Certains sujets sont déjà clairement identifiés : amélioration de la qualité de service, crypto actifs, LCB FT, … La mise en œuvre de la RIS sera certainement l’enjeu des trois prochaines années… La CNCGP abordera ces évolutions avec constance : en rappelant la nécessaire praticité des règles nouvelles, le principe de proportionnalité. Nous sommes en relation constante avec nos autorités de tutelle, tant au niveau français qu’européen, avec une volonté d’échanges constructifs sur tous les sujets à traiter.
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