Zakaria El Gharbi et Jean-Marc Brouillard, co-fondateurs de Maekn
Au départ simple marketplace, la fintech fourbit désormais ses armes pour apporter une solution clé en main aux professionnels du patrimoine. Rencontre.
En quelques mots, aujourd’hui, Maekn, c’est quoi ?
L’ADN de Maekn est celui d’une fintech. La moitié de notre effectif (16 personnes) se compose ainsi d’ingénieurs tandis que l’autre est dédiée à des activités comme la vente, le marketing, le back-office et le juridique. L’essentiel de nos activités est tourné vers les conseillers en gestion de patrimoine au travers de deux plateformes : notre Marketplace digitale et Maekn One. La première a été pensée pour rendre l’accès aux solutions d’investissement simple, lisible et sans coût d’entrée. Surtout, elle va au-delà du simple référencement des produits puisqu’elle structure l’accès à l’offre, fluidifie les souscriptions et prend en charge une partie du middle et du back-office. Autant d’éléments qui permettent de renforcer la capacité commerciale des cabinets sans alourdir leur organisation. Quant à Maekn One, son but est d’apporter une solution clé en main aux professionnels, du premier échange avec le client jusqu’au pilotage du dossier en passant par le rapport d’adéquation et le CRM. Maekn One, se positionne comme le concurrent direct de noms aussi connus qu’Harvest, Karbonalpha, WealthCome et Wizio.
Quelle utilisation faites-vous de l’Intelligence Artificielle dans votre offre ?
La particularité de Maekn One est d’être IA native. Nous avons déployé notre propre stack technique, ce qui permet à la fois de maîtriser notre environnement et de nous assurer que la donnée reste bien chez nous. Et puis, nous avons aussi fait le choix de proposer Vera Max à ceux qui le souhaitent. Concrètement, cela permet d’aller interroger des modèles externes sur des situations patrimoniales tout en garantissant que les données restent bien chez nous puisque celles-ci sont cryptées. Comme vous pouvez le voir, nous utilisons l’IA tout en garantissant à nos clients le plus haut niveau de RGPD, y compris avec des modèles externes.
Où en est votre plateforme de revente de parts de SCPI ?
Celle-ci compte 480 clients et 16 millions d’euros de stocks. L’intérêt reste toujours important puisque nous enregistrons 1 million de transactions par mois et que nous comptons près de 5 000 visiteurs uniques mensuels. Quant à notre partie BtoB, elle continue de se développer et compte aujourd’hui plus de 200 CGP. Nous songeons à lancer une plateforme de secondaire sur le private equity pour l’année prochaine. La demande est en effet forte du côté des investisseurs.
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